Pour la présentation des bunkai nous avons choisi de vous illustrer les techniques de base qui le comportent.
L'étude des bunkai est très intéressant et dans notre école donne lieu à, pratiquement, tout le travail avec partenaire.
Sur la base d'une technique de kata on peut l'exploiter à l'infini en rajoutant ou enlevant des "conditions". Je m'explique.
Si on prend le premier exemple expliqué dans la page suivante vous verrez que nous vous le présentons sous deux variantes. L'une quand en esquivant on va se trouver à l'extérieur de l'attaque et l'autre quand on se trouve à l'intérieur. Chacune d'elle nécesite une adaptation à sa condition, par exemple, quand on se trouve à l'intérieur, votre temps de réponse est très court car vous êtes exposé à une attaque avec l'autre poing.
En jouant avec les variantes possibles cette toute petite technique peut donner une grande diversité de situations qui tourneront toutes autour d'un axe commun : une attaque de poing ! (voir même tout court : "une attaque au niveau de la tête".
Nous ne devons pas oublier qu'il y a une progression dans l'étude du karate. Les variantes qui s'éloignent beaucoup sont réservées aux pratiquants chevronnés. Le premier kata est le premier sujet d'étude des ceintures jaunes et oranges, les connaissances que nous montrerons ici sont plus que suffissantes pour leur niveau.
Pour ce qui concerne la version "petite" du Gekisai, le kata "Gekisaisho" nous vous la présentérons dès qu'elle sera prête. Pour l'instant vous pouvez voir les images représentant quelques séquences possibles de Gekisaidai.
Depuis que j'ai commencé l'étude du Gojuryu, j'ai toujours entendu dire que ces deux kata furent crées par Maître Miyagi pour présenter sommairement la différence entre les styles durs et les styles souples, le travail à longue distance et le travail à courte distance et l'utilisation de la force externe et l'utilisation de la force interne.
Les versions anciennes de notre école montrent assez clairement ces différences, nous espérons vous arriverez à les persevoir à travers les images et les videos que nous vous présentons ici. Les nouvelles versions (versions Shitei) nommées Gekisaidai Un et Gekisaidai Deux (ichi et ni en japonais) se ressemblent comme deux gouttes d'eau et il ne reste pratiquement plus grande chose de ce dont je vous parlais quelques lignes plus haut. C'est bien dommage !
Nous avons essayé (et essayons encore) de conserver ces anciennes versions plus représentatives du Gojuryu et plus riches au niveau technique et bunkai mais c'est très difficile. Le "karate traditionnel" semble ne plus avoir cours aujourd'hui et il est difficile de subsister sans participer aux Shiai. Or, pour le Shiai il faut les versions officielles ! Très difficile d'entraîner les versions officielles et les versions "Dojo" ! Un des atouts du Gojuryu c'est son nombre restreint de Kata (12) ce qui permet de les approfondir tout au long de nos années de pratique. Si on va intégrer deux versions pour chacun de nos Kata, leur nombre doublera et on passera à être comme tous les autres styles où ils doivent "survoler" durant leur vie de karateka, parfois quelques 70 Kata !
Nous voilà ainsi tiraillés entre laisser tomber la compétition et devenir un tout petit groupe minuscule disparaissant au premier "atchoum" d'un responsable ou laisser tomber les anciennes versions, non seulement bien plus jolies, mais aussi bien plus réalistes et riches en enseignements.