Geneva's Shookenkai Gojuryu Karatedo Group

Présentation

Le Gojuryu existe à Genève depuis 1975 ! Autrement dit, en l'an 2000 nous avons fêté notre premier quart de siècle !Ayant commencé avec un tout petit groupe d'à peine 6 personnes il s'est développé pour regrouper aujourd'hui plus de 300 pratiquants repartis dans les Clubs du Canton. Le Gojuryu ouvre une autre dimension à l'image classique que le "karaté" a parmi le public ! En faites, il ne correspond du tout à l'image que les gens ont habituellementsur le karaté.

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Que peut le Karaté Gojuryu apporter à votre enfant
(ou vous apporter à vous adultes) ?

Avec ses limites, ses exigences et ses faiblesses, le Gojuryu maintient toutefois une fenêtre ouverte sur des dimensions de la pratique du karaté peu - voire pas - connues du grand public.
Sait-on par exemple que, fortement influencé par les boxes chinoises de " la grue blanche " d'une part, des " huit trigrammes " d'autre part, il reste davantage marqué même dans notre école Kensha de Tokyo au sceau de la culture chinoise ? (Tant il est vrai que certains maîtres du goju, par exemple Morio Higaonna, continuent d'écrire " karate " à l'ancienne, préférant ainsi - pour la même prononciation - l'appellation originaire " main chinoise " à celle qui s'imposa lors des premiers contacts plus tardifs avec le Japon , soit " main vide ".)
Tadahiko Ohtsuka, l'actuel chef de file de la Goju-Kensha, est aujourd'hui apprécié mondialement pour ses recherches et ses enseignements en la matière. Il a notamment exhumé et publié en japonais le texte célèbre intitulé " Bubishi ", véritable bible du Gojuryu retrouvée à Okinawa, dont Chojun Miyagi fut l'un des détenteurs. Par son travail, par le contenu de ses recherches et séminaires, Ohtsuka documente donc un karaté peu connu du grand public.

L'art de la main vide (ou " art de la main chinoise ", comme on voudra) dont il transmet le flambeau jusque dans nos dojo genevois reste une discipline attentive avant tout au développement de la personne, au " hito no michi ", littéralement " la voie de l'homme ".
Qu'est-ce que cela signifie ? Sans entrer dans les détails de son enseignement, le style Gojuryu transmis à Genève se caractérise dès ses premiers balbutiements avec le Shorei-ryu (" style de l'esprit éclairé ") de Kanryo Higaonna, par un souci marqué d'intégration des polarités. Sur le plan du développement personnel, cet intérêt l'inscrit dans le droit fil de ce que l'on nomme aujourd'hui " thérapies humanistes ". Exigeante car complète, son étude allie ainsi : - une technique pointilleuse avec une ouverture d'esprit sur des formes diverses et évolutives (on entend par " formes évolutives " 1° des techniques dont la compréhension et l'application évoluent selon le niveau de l'élève [un même blocage kake-uke sera par exemple réalisé d'une manière différente par un débutant, par un pratiquant confirmé ou par un expert], 2° des techniques dont l'instructeur - lorsqu'il a le loisir d'un enseignement individualisé - adaptera l'apprentissage d'après la morphologie et le caractère de l'élève) ; - un travail physique puissant (musculation, système cardio-vasculaire, durcissement des os et tendons chez les adultes) avec une recherche énergétique qualifiée d' " interne " (T. Ohtsuka et H. Cuneo approfondissent en ce sens le tai chi chuan).

De nombreux mouvements des katas supérieurs du Gojuryu n'ont en effet de sens que sur la base d'un tel travail ; - la pratique intensive avec une compréhension théorique (anthropologique) approfondie. Des cours spéciaux peuvent être suivis dans ce sens. - L'étude du Gojuryu allie encore l'efficacité martiale (mais envisagée moins dans le souci du " street fighting " que dans celui d'une authenticité face à l'agressivité et à la violence personnelles - authenticité sans laquelle le " hito no michi " resterait à terme une impasse) ; il allie l'efficacité martiale - donc - et les techniques de soin (shiatsu et kuatsu, yoga [chez Gogen Yamaguchi, notamment, ou Toshio Tamano], coaching). ----
Pour ces raisons parmi d'autres, le karaté des Ecoles Goju-Kensha et Shookenkai semble particulièrement fructueux pour le développement personnel tant des enfants que des adolescents. Sans fermer les portes de la compétition à ceux d'entre eux qui s'y intéressent, il privilégie une ambiance de collaboration et de bonne camaraderie où chacun a sa place.

A travers l'expression artistique corporelle qu'il permet, il favorise l'apprentissage comme le respect du corps, renforce la confiance en soi et le sentiment gratifiant de construire quelque chose, stimule les facultés de concentration et d'écoute (avec succès, si l'on en croit les parents !), la santé et - last but not least - le respect. Non que le Gojuryu soit une panacée contre les problèmes scolaires ou familiaux.
Simplement, l'absence d'attentes autres que celles d'une bonne qualité de présence et d'étude permet à l'enfant même petit (dès 6 ans) de " couper " avec les carcans habituels que les adultes leur imposent. N'ayant pas à réaliser des performances compétitives pour le club, n'ayant pas à suivre un rythme donné ni à prouver sa force, libre d'exploiter au mieux ce qu'il est physiquement et mentalement grâce à la variété d'aspects du goju (katas plutôt souples ou plutôt " durs ", bunkai, clefs, frappes, travail au sol, etc.), l'enfant devient sur le tatami un petit homme qui a fait ses choix et qui s'y engage à sa façon. Les instructeurs sont là pour l'aider à donner son meilleur dans ces choix là.
Ces deux points, qualité de présence au dojo et qualité d'engagement par rapport aux choix personnels, constituent les deux axes pédagogiques prioritaires de l'enseignement du Gojuryu à Genève. On comprendra là-dessus, pour conclure, que nul ne deviendra jamais violent en pratiquant le Gojuryu ! Une idée centrale des arts martiaux, en particuliers du Gojuryu avec ses diverses dimensions énumérées plus haut, est simplement de ne pas voiler ou refouler la violence. De ne pas la transcender non plus en sautant pour ainsi dire par-dessus. Chassez le naturel, il reviendrait en effet au galop...

Sa philosophie consiste à la reconnaître, à la travailler (ou à la " perlaborer " comme disent les psychanalystes) puis à l'intégrer. Un autre cliché erroné consiste à s'imaginer qu'il faut jouir d'une condition physique exceptionnelle pour pratiquer le Gojuryu ; non, d'autant moins que ce style préconise, fidèle encore une fois à ses origines chinoises, un travail en décontraction ainsi que le soin du corps à l'échelle de la vie. Zenei Oshiro insiste : n'importe qui peut commencer le Gojuryu à n'importe quel âge, pourvu qu'il adapte ses choix à ses possibilités. Inutile d'ajouter que l'on ne se fera pas taper dessus au dojo, ni enfin qu'on deviendra un invincible champion ou un Bruce Lee "en 10 leçons" ! Pensez donc, avec l'immense richesse de connaissances que le Gojuryu propose....

Le Karatedo et le Gojuryu plus en particulier est une discipline dans laquelle on apprends la vie de tous les jours. Non seulement à "survivre" mais surtout à "vivre bien", dans toutes circonstances.

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